lundi, juin 26, 2017

Tourisme Culturel

 Le tourisme culturel en algerie


L'Algérie est reconnu par sa richesse et diversité culturelle ,on se rend compte que l'héritage naturel et culturel Algériens sont des produits très sollicités par les touristes qui se rendent en Algérie et se sont beaucoup plus attractifs que d'autre tourisme qui offre de moins en moins d'intérêt !

 

aussi l'Algérie est riche d'un patrimoine culturel qu'il est important de protéger et de sauvegarder, mais aussi de préserver de l'oubli autant que des injures du temps. C'est un patrimoine d'une richesse exceptionnelle qui traduit dans toute sa plénitude une histoire millénaire, façonnée par des apports civilisationnels multiples, par des habitudes, des traditions et des coutumes qui plongent leurs racines dans une façon de vivre qui reflète bien le génie du peuple. Une des marques de la personnalité multiple de l'Algérien est cet attachement à la célébration quasi-rituelle des coutumes et fêtes locales qui montrent la diversité du patrimoine culturel algérien. Cet attachement a parfois subi l'usure du temps. Aujourd'hui, il y a un véritable travail de renaissance à mener, de restauration et une volonté d'ancrer de nouveau cette tradition qui vient du plus profond de notre histoire faisant partie prenante de la conscience collective. 

 

Musées d'Algérie :

Musée national du Bardo

Le musée national du Bardo, situé dans la banlieue algéroise de Mustapha Pacha, est un musée algérien. Il est nommé musée du Bardo avant de prendre son nom actuel en 1985

Historique

Le djenane aurait été bâti, à la fin du xviiie siècle, par un riche tunisien exilé, Hadj Ben Omar, afin de servir de résidence d'été pour l'accueil des notables de l'époque. En 1879, une extension est construite par son dernier propriétaire, un Français nommé Joret. Celle-ci devait servir d'écuries et de remises.

En 1930, lorsque l'édifice est inauguré comme un musée de préhistoire et d'ethnographie à l'occasion du centenaire de la colonisation en Algérie, il est destiné à l'exposition des collections ethnographiques tandis que son extension est consacrée à la préhistoire. C'est le préhistorien Maurice Reygasse qui a "fait" le musée du Bardo et qui lui a consacré sa vie classant et enrichissant les collections.

Collections

La collection préhistorique comprend des objets paléolithiques et néolithiques, une belle collection de figurations préhistoriques, et d'œufs d'autruches utilisés comme bouteilles par les premiers hommes.

Le musée abrite des collections algériennes mais également étrangères. Généralement, les objets préhistoriques proviennent des fouilles ou sont acquis dans le cadre d'échanges avec les institutions des pays étrangers. Quant aux pièces ethnographiques, celles-ci sont acquises par achat ou par dons.

La pièce maitresse de ce lieu demeure le squelette de Tin Hinan, reine des Touareg.

 Musée national des beaux-arts d'Alger

Le musée national des beaux-arts d'Alger est, avec ses 8 000 œuvres, le plus grand musée d'art du Maghreb et d'Afrique.

Historique

Le musée des beaux-arts d'Alger est né de la volonté des politiques. À l'origine c'est dans les locaux délabrés de la Société des beaux-arts créée par Hyppolite Lazerges en 1875 que la municipalité d'Alger conservait ses œuvres d'art. Ce n'est qu'en 1897 qu'elle se dote d'un vrai musée, consacré aux collections antiques et musulmanes, même si celui-ci est aménagé dans les bâtiments d'une École Normale. En 1908, un ancien casernement de l'armée situé à l'emplacement actuel de l'Hôtel Safir est consacré à l'art. Il a été inauguré le 30 mai 1908 et cette création était réclamée depuis longtemps car la salle des beaux-arts qui servait de Musée était très mal disposée et ne pouvait suffire à contenir les œuvres acquises par la Municipalité1. Ce nouveau musée municipal est dirigé jusqu'en 1910 par Charles de Galland, mais il est vétuste et peu fonctionnel. La qualité du musée n’était pas suffisante que les voyageurs et l’Algérois dédaignent et ignorent le musée dit « municipal » dans un local défavorable, vétuste, peu accessible, encore plus mal entouré que mal éclairé2. Ainsi, le musée municipal d’Alger ferme ses portes après vingt ans de fonctionnement entre 1908 et 1928. Un Musée national des beaux-arts reprend son fonds en l’enrichissant de nouvelles acquisitions.

Avec l'ouverture de la « villa Abd-el-Tif », un véritable besoin dans ce domaine se fait sentir et le projet est confié à un architecte peu connu Paul Guion. Le site est choisi, au Hamma, en face du Jardin d'Essai et non loin de la "Villa Abd-el-Tif", sur la colline aux sangliers. Paul Guion opte pour un monumentalisme symétrique et rectiligne dont les éléments architectoniques puisés dans l'art méditerranéen vont trouver écho dans l'admirable mobilier conçu et dessiné parLouis Fernez, professeur à l'École des beaux-arts d'Alger et dont certaines pièces sont commandées à l'ensemblier Francis Jourdain. Commencés en 1928, les travaux étaient rapidement achevés, grâce à des crédits libéralement consentis. Quant à l'architecture du musée, elle a été bien admirée par son emplacement idéal et son style associant « les données passées et actuelles ». Ce style architectural propre symbolise la construction de l’image d’un pays jeune et moderne, mais aussi soucieux de ses traditions. L’immense taille du nouveau musée est digne notre considération : 35 salles de peintures, une galerie de sculptures, une galerie de moulages, une bibliothèque et un cabinet d’estampes. Le bâtiment divisé en trois étages : au rez-de-chaussée se trouve la salle des moulages, au premier la salle de sculpture moderne et à l’étage supérieur, les galeries de peinture.

Le Musée des beaux-arts d'Alger, inauguré le 5 mai 1930, ne sera ouvert au public qu'en avril 1931. C'était le centenaire de l'Algérie qui promut ce projet du Musée national des beaux-arts d'Alger. Fêtant ses colonies, célébrant ses victoires de la Grande guerre, la France de la IIIe République ne peut ignorer le premier centenaire de sa présence en Algérie. Préparée dès 1923 sous l’égide du Gouverner Général Steeg, une magnifique prélude à l’Exposition de Vincennes est mise au point par une loi de 1928 qui crée un Conseil Supérieur et un Commissariat Général du Centenaire. Il s’agissait de montrer ce que la France a réalisé en Algérie depuis son installation, les résultats obtenus, les progrès accomplis. Un budget primitivement établi à 134 millions est ramené à 82 millions et en métropole, toutes les bonnes volontés s’attellent à répandre la bonne parole de l’Algérie française3. Parmi ces activités festives, les projets muséaux étaient promus le plus considérablement ; À côté des grands monuments commémoratifs sont également inaugurés le Musée des beaux-arts, le musée de Bardo, le musée Forestier et le musée Franchet d’Espérey à Alger (Musée historique de l’Armée et fêtes militaires, installé dans les locaux militaires de la Casba, non loin des premiers remparts d’Alger)4. Différemment des autres musées qui se sont inaugurés nouvellement, on a révisé à nouveau les structures et le statut pour le Musée des beaux-arts avec ses nouvelles missions.

Depuis que ce musée est devenu national, il s’est considérablement enrichi. Les crédits qui lui ont été octroyés à la faveur de la célébration du Centenaire de l’Algérie, ont permis de nombreux et important achats. En envoyant les anciennes collections du musée municipal à Constantin pour l'inauguration de son Musée des beaux-arts, les collections pour le nouveau musée national d'Alger ont commencé à être constituées dès 1927; c'est l'historien de l'art Jean Alazard, alors doyen de la faculté de Lettres d'Alger qui fut chargé de cette mission. Sur la proposition d'Alazard, une commission spéciale présidée par Paul Léon et dont les principaux membres étaient Mouillé, sous-directeur des Beaux-Arts, Jean Guiffrey et Paul Jamot, conservateurs du Louvre, Raymond Kœchlin, président du Conseil des musées nationaux, Charles Masson et Robert Rey, conservateurs du Luxembourg a décidé l'achat définitif. Fait unique dans l'histoire du musée, les crédits alloués pour l'Exposition du Centenaire vont permettre l'entrée de 498 œuvres en deux années: acquisitions éclectiques qui font une large place à la sculpture contemporaine et aux grands noms de l'histoire de l'art.

Très vite, le Musée des beaux-arts devient en pleine prospérité, accru par des dons et des achats sagaces et les catalogues du début démontrent l’apogée de l’art français de l’époque et cela reflète l’objectif de ce projet muséal de diffuser de l’art et de la culture français. On peut voir de quels soins et de quelles compétences tous ces achats furent entourés. Ils consistent en chefs-d’œuvre des grands orientalistes comme Delacroix, Fromentin, Chassériau, Decamps et des plus célèbres représentants de l’art moderne : Courbet, Théodore Rousseau, Pissarro, Degas, Boudin, Renoir, Sisley, Guillaumin et des artistes encore plus contemporains tels Marquet, Suzanne Valadon, Denis et Matisse. Les catalogues du musée du début démontrent l'apogée de l'art français de l'époque et ils reflètent l’objectif de cette institution de diffuser de l’art et de la culture français. Le fait qu'il y existait la section historique constituée de beaux dépôts du Musée de Versailles fait la preuve du caractère didactique et patriotique du musée.

Pour cet aménagement de la collection, on ne peut pas négliger les rôles des collectionneurs locaux. Avec les acquisitions nouvelles par l’achat, le musée a aussi reçu de nombreux dons. On relève parmi les donateurs d’anciens mécènes comme Marius de Buzon ou Bascoulès, de grands colons comme Lucien Borgeaud, des chevaliers d’industrie comme Louis Billiard ou un amateur comme Laurent Schiaffino5. Parmi eux, le célèbre Frédéric Lung dut sa renommée non seulement à l’intérêt qu’il porta très tôt aux peintres de la villa Abd el-Tif mais aussi à la riche collection d’œuvres modernes et impressionnistes qu’il constitua. Sa veuve léguera quelques pièces au Musée des beaux-arts d’Alger, notamment le plâtre d’atelier de Charles Despiau, L’homme prêt à l’action. Tous les anciens pensionnaires de la villa Abd-el-Tif étaient largement représentés soit groupés dans des salles spéciales, soit répartis dans les galeries. Ces représentations permirent les visiteurs de suivre ainsi l’évolution des principaux artistes originaires d’Alger ou installés depuis longtemps à cette ville6. Ainsi,malgré les difficultés de l’heure, le Musée des beaux-arts devient en pleine prospérité, accru par des dons et des achats sagaces. De 1930 à 1960 trois grandes périodes d'acquisition vont doter le musée d'un fond inestimable. Quelques "locaux" feront également leur entrée au musée à cette période-là : Azouaou MammeriMohammed RacimMohamed TemmamBachir Yellès (1949), Abdelhalim Hemche.

À Alger européanisé, le Musée des beaux-arts d'Alger fonctionne en tant qu’un des mécanismes principaux constituant le terrain de la culture dans laquelle les cultivés ne se sentaient point dépaysés mais dont l’ambiance soumises aux particularismes locaux, allait les détacher rapidement de la métropole. Le musée était beaucoup plus admiré de l’élite qu’il n’était fréquenté par la foule7. Contrairement aux grands musées de la métropole qui se servaient comme le champ pédagogique pour les élèves de l'école des beaux-arts, les élèves de l’École des beaux-arts d'Alger ne se rendent pas plus souvent dans les salles de peinture et de sculpture du musée. Cette carence est due sans doute à l’éloignement où est le Musée du centre de la ville8, mais elle explique également que ce musée n'était pas destiné aux mêmes objectifs que ceux des musées de la métropole.

Le Musée ayant été plastiqué par l'OAS à la veille de l'Indépendance, quelque 300 de ses œuvres sont transférées en avril 1962 à Paris et déposées au LouvreJean de Maisonseul, nommé en novembre 1962 conservateur du Musée (qui devient musée national des beaux-arts d'Alger) au titre de la coopération, à la demande du ministère algérien de l'Éducation nationale, en assure la réouverture en juillet 1963 et mène de longues négociations qui aboutissent en décembre 1968 à la restitution des 157 peintures et 136 dessins - « bien que dès le début André Malraux, alors Ministre de la Culture, ait reconnu que ces œuvres appartenaient à l'Algérie », précisera-t-il. Maisonseul, conservateur jusqu'en 1970, entreprend simultanément par sa politique d'acquisition de remédier à la pauvreté du fonds d'art algérien, introduisant notamment au Musée des œuvres de BayaBenanteurGuermazKhaddaMartinez. Un important ensemble d'œuvres d' art contemporain offertes par les États lors de l'accession de l'Algérie à l'indépendance va s'y ajouter.

École d'Alger

Alfred Chataud (1833-1908), Mauresque à la Cruche - Joseph Sintès (1829-1913) (nombreux dessins gouaches et acquarelles), Le Port d'Alger - Émile Claro (1897-1977), Rue de la Casbah d'Alger - et la plus importante collection au monde (quasi intégrale) des primés de la Villa Abd-el-Tif - Louis Bénisti (1903-1995), La Fête orientaleLe Port d'AlgerPaysage du SahelBuste de René-Jean Clot - Étienne Dinet(1861-1929) Petites filles jouant et dansant,Départ à la MecqueVielles Femmes - Maurice Bouviolle (1893-1971) Femmes juives de GhardaïaMauresques d'Alger - Oscar Spielmann (1902-1975), Mauresque riant - Jean-Aimé-Roger Durand, (1914-2001), Les HangarsPaysage de GuyotvillePaysage La Bridja, Paysage de Delly-Ibrahim, Quartier perdu Armand Assus (1992-1977), Rue du chêne, le couloir bleu, le port de Rotterdam, le narguilé, interieur, crayon : portrait du peintre Hacène Benaboura.

Autres artistes

Louis Nallard (1918), Mère Algérie - Maria Manton (1910-1933) - Jean Simian (1910-1991), Enclume - René Sintès (1933-1962), Soir et Calme (1960).

       - Art contemporain

Édouard Pignon (1905-1993) - Maurice Boitel (1919-2007)"l'entrée de la villa Abd-El-Tif" IG 2467 - "bateaux du port de la Meule à l'île d'Yeu" IG 3758 - "Nature morte" IG 2454, tableau qui n'a pas été réintégré et qui a disparu après avoir été "déposé" chez une certaine madame Juillet. Bernard Rancillac (1931) - Jacques Monory (1924) - Wilfredo Lam (1902-1982), L'Ange - Roberto Matta (1911-2002)- André Masson (1896-1987) - Boris Taslitsky (1911-2005) - Jean-Jacques Lebel (1936)-

     - Art algérien

Azouaou Mammeri (1886-1954), Village Kabyle - Mohamed Racim (1896-1975), Lendemain de Mariage - Mohamed Hamimoumna (1897-1975), Enluminure Mauresque - Hacène Benaboura (1898-1960), l'Aqiba, rue de Cambrai -Abdelhalim Hemche (1908-1979), Assemblée de femmes et d'enfants -Mohammed Zmirli (1909-1984), Chemin Laperlier - Mohamed Temmam (1915-1988), Nature morte à la chandelle (1936), Pont Saint-Louis (1936), Bord de rivière(1938), L'Homme en bleu (1968)' - Mahieddine Boutaleb (1918-1994), Page de Poème - Abdelkader Guermaz (1919-1994), Rythmes abstraits - Miloud Boukerche (1920), Mon atelier - Bachir Yellès (1921), Buste de Femme - Ali Ali-Khodja (1923-2010), Sortie de classe - Ahmed Kara-Ahmed (1923), Terrasses de la Casbah - Mohamed Ranem (1925), Double page de Coran - M'hamed Issiakhem (1928-1985), Les Aveugles - Mohamed Bouzid (1929), Kabylie -Mohammed Khadda (1930-1988), Alphabet libreMaurice AudinTotemLe BivouacDahraJ'ai pour totem la paixLes Casbahs ne s'assiègent pasLe VolontaireSans titre (1), Sans titre (2) - Abdallah Benanteur (1931), Souffle Mouillé - Baya (1931-1998), Femme au palmier - Choukri Mesli (1931), Qaïs et Leïla - Ismail Samsom (1934-1988), Jeune fille au Chien - Rezki Zérarti (1938), Cuba-Washington - Denis Martinez (1941), L'enfant et l'Arbre vert - Boukhatem Farès (1941), Les Réfugiés - Benamira (- 1974), Place du Gouvernement à Alger - Ali Racim , Calligraphie.

Collection de sculptures

Quelques unes des 800 sculptures conservées au musée.

Auguste Rodin (1840-1917), 8 bronzes (dont le grand Age d'airainL'Éternel Printemps) et 6 plâtres (dont la grande Eve, le grand Homme qui marche)9 - George Minne (1866-1941), Buste d'Homme - Antoine Bourdelle (1861-1929), Dr KoeberléHéraclès - Charles Bigonet (1877-1931), La Mauresque au bain - Paul Belmondo (1898-1982), Ève - André Greck (1912-1993), Portrait de Mr Godin - Charles Despiau (1874-1946), L'Homme prêt à l'action - Antoine-Louis Barye(1796-1875), La Paix, la Guerre - Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Rieuse aux Lauriers - Marcel Damboise (1903-1992), Tête de Mauresque - François Rude (1784-1855), La Tête de la Marseillaise - Georges Halbout du Tanney(1895-1986), Buste de Jeune Mauresque - Paul Jouve (1880-1973) - Philippe Besnard (1885-1971) -

Cabinet d'estampes

Les richesses du cabinet d'estampes avoisinent les 1500 œuvres. Sont conservés des

Dessins d' Eugène Boudin (1824–1898) - Alfred Chataud (1833–1908)- Théodore Chassériau (1819–1856).

Gravures de Maurice Asselin (1882–1947).

Des sanguines de Jean-Baptiste Greuze (1725–1805).

Aquarelles et Esquisses d' Eugène Delacroix (1798–1863) - Edme Alexis Alfred Dehodencq (1823–1882) - Thomas Couture (1815–1879) - Auguste Rodin (1840–1917) - Aristide Maillol (1861–1944) - Jeanne Poupelet (1874–1932) -Marcel Gimond (1894–1961) - Paul Belmondo (1898–1982) - Marcel Damboise (1903–1992).

Lithographies de Auguste Raffet (1804–1860) - Carle Vernet (1758–1836).

Enluminures et miniatures de Mohamed Racim (1896–1975) - Mohamed Ranem (1925) - Mohamed Hamimoumna (1897–1975) - Mustapha Ben Debbagh (1906–2006) - Mahieddine Boutaleb (décédé en 1950).

Calligraphies de Abdelkader Boumala (1952) et Aziz Kacimi (1963)

Autres collections peintures Céramique Arts décoratifs Photos Mobilier .

 Musée Mama : consacré à l'art contemporain d'Afrique du nord

Le Musée National d'Art Moderne et Contemporain d'Alger, affectueusement surnommé le MAMA, est l'une des plus belle réalisations culturelles depuis l'Indépendance de l'Algérie. Il a été inauguré le 1er décembre 2007 par Madame Khalida TOUMI, ministre de la culture, à la faveur de l'événement « Alger, capitale de la culture arabe ».

Construit entre 1901 et 1909, ce majestueux bâtiment de cinq niveaux est un des fleurons de l'architecture néo-mauresque. Au début de XIXe siècle, celle-ci s'est efforcée de donner aux édifices coloniaux ainsi qu'aux constructions individuelles, des éléments de décors puisés du patrimoine architectural algérien et réalisés par des artisans algériens.

Situé au cœur d'Alger, dans l'artère commerciale Larbi Ben M'hidi, la bâtisse a été conçue par l'architecte français Henri Petit pour abriter les « Galeries de France », grand magasin dévolu aux produits de consommation haut de gamme.

Après l'Indépendance, en 1962, le bâtiment fut rebaptisé «Galeries algériennes » et garda la même fonction jusqu'en 1988. La faillite de la société publique qui gérait l'établissement entraina la fermeture des lieux jusqu'à ce le Ministère de la Culture en bénéficie.

Cette réaffectation de l'édifice par les pouvoirs publics visait un double objectif : sa sauvegarde et sa restauration (classé monument historique en 2008), et la création d'un musée d'art moderne et contemporain.

Cette initiative répondait en outre aux demandes exprimées par les artistes et hommes de culture algériens. En effet, l'une des spécificités de l'histoire des arts plastiques en Algérie réside dans leur apparition relativement récente (fin XIXe – début XXe siècle) et leur engagement assez rapide dans des démarches créatives modernes, associées à une expression artistique exprimant la revendication indépendantiste. Or, jusqu'à peu, ces courants, comme leurs successeurs liés à l'art contemporain, en dépit de leur diversité et de leur richesse, ne disposaient pas d'une institution muséales consacrée.

Le musée capitalise deux records : il est la première structure commerciale importante dévolue au secteur de la culture et la première opération de réhabilitation d'un monument ancien de cette importance. L'expérience ainsi réalisée a permis d'envisager des opérations similaires, moins coûteuses que de nouvelles constructions et offrant l'avantage d'un respect de l'identité de la ville qui, au-delà de sa dimension historique et culturelle, peut générer, directement, des bienfaits économiques.

 Musée Cirta

La création du Musée archéologique de Constantine est due à l’initiative de la Société  d’Archéologie de Constantine fondée en 1852 par MM. Creully, L Renet et Cherbonneau.

 c’est au zèle et à l’activité de ses membres que nous devons la conservation des monuments et inscriptions qui retracent l’histoire de cette ville et sa région.

En 1853, un local situé au bas de la place du CARAVANSERAIL (place des chameaux) fut utilisé pour la société mais la collection s’accrut rapidement par le biais des travaux effectués par des membres de la société et des citoyens.

De son côté la municipalité a destiné, le 28 novembre 1855, une somme pour l’achat de la collection de M. Costa Lazare qui vint compléter définitivement le Musée. En 1860 on s’est trouvé contraint d’attribuer à la société une autre salle située à la nouvelle mairie en attendant l’édification d’un Musée pour la ville de Constantine. A cet effet le choix se porta sur le Koudiat Aty comme lieu d’implantation du Musée du fait que c'était une nécropole numido-punique et aussi en raison de ce qu’il recelait dans le sol, comme les travaux de Construction du musée, et qui prirent fin en 1930 sous la forme d’une villa gréco-romaine dont le plan avait été conçu par l’architecte Castelet.

Le 15 avril 1931 le musée ouvrit ses portes au public sous le nom de Musée Gustave Mercier, "Secrétaire Général de la Société Archéologique". Le musée garda cette appellation jusqu’ au 5 juillet 1975, date à laquelle il fut débaptisé en « Musée Cirta » où Cirta est l’ancienne appellation de la ville de Constantine. En 1986 il fut élevé au rang des  Musées  Nationaux et  devient « Musée National Cirta ».

Il s’étend sur une surface de 2.100 m² dont 1.200 m² de bâti et 900 m² pour le jardin. Les collections archéologiques furent acquises grâce à des dons des fouilles ou des découvertes fortuites dans le département de l’Est. Ces collections furent réparties en trois sections :          

 Section archéologique : qui comprend des milliers de pièces dont une partie est exposée dans douze salles suivant un ordre chronologique, l’autre partie est conservée dans des réserves. Le visiteur a ainsi une vue d’ensemble sur l’histoire depuis la préhistoire à nos jours.           

 Section des Beaux-arts : où sont exposées des peintures aquarelles et sculptures alors que d’autres restent dans les réserves. Ces peintures ont été réalisées entre le XVIIe et le XXesiècle et représentent des sujets divers appartenant à plusieurs écoles : européenne, orientaliste et algérienne. Parmi les peintres citons Naer eddine Dinet, Gustave et Marius Debat,Gabriel ferrier, Fromentin, Issiachkéme, Allalouche Amar, Amin Khodja Sadek, et Bouchriha Bachir.        

 Section Ethnographique : l’ensemble ethnographique comprend des pièces antiques telles que des tapis, cuivre, habits traditionnels, bijoux, armes à feu, armes blanches et en bois, ainsi que des manuscrits de diverses sciences humaines ainsi qu'un Astrolabe.

Musée national des antiquités et des arts islamiques

    • Le musée national des antiquités est le plus ancien musée d’Algérie. Son contenu historique et archéologique témoigne que la terre d’Algérie est sans doute l’une des plus riches du bassin de la méditerranée. Il représente toutes les périodes et tous les détails de l’existence du pays depuis ses origines les plus reculées jusqu’à nos jours.    
      L’idée de la construction d’un musée pour les collections antiques revenait à Mr Berbrugger premier conservateur,en 1838, dont il leur réserva une pièce spéciale dans la caserne des janissaires, rue Bab-Azoun et l’annexer à la  bibliothèque qui ouvrit ses portes en1835. En 1845 il obtint une dizaine de chambres au Palais de la Djenina.Les objets furent transférés et exposés ensuite  en 1848 dans des pièces voûtées, du bas d’une maison mauresque qui fut démolie en 1862, lors des travaux de fortifications.En 1863, le Musée  est installé dans le Palais de Mustapha Pacha, rue de l’Etat Major (le musée occupe le rez-de-chaussée et l’une des salles du second étage, le premier étage est réservé à la Bibliothèque).En 1896, des épaves d’une exposition permanente d’objets d’art musulmans furent jointes aux collections d’art antique et émigrèrent sur les hauteurs de Mustapha, dans un bâtiment construit à cet effet dans un jardin botanique nommé le parc de la liberté inauguré le 19 avril 1897. Des salles nouvelles furent adjointes au noyau primitif, et grâce au savant Stéphane Gsell elles ne tardèrent pas à se meubler. Le musée s’enrichit notamment par l’acquisition de la collection Ben Aben à la suite d’une exposition organisée à Alger en 1905. 
      Les collections d’art islamique ont été transférées et réexposées dans un nouveau  bâtiment  inauguré à l’occasion de la journée mondiale des des musées le18 mai 2003. 
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    • Salles d’exposition :
    • Section antique : Le visiteur en parcourant ce musée peut suivre dans l’espace et dans le temps les grands courants des civilisations qui se sont succédées en Algérie (l’époque libyco et numide, punique, romaine, vandale et byzantine).
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    • Le vestibule : Au quatre coins du vestibule sont exposés quatre moulages de statues : deux divinités, Bacchus et Cérès, un magistrat municipal romain et l’impératrice Faustine la première.Au dessus de la porte menant à la cour, un tableau de mosaïque représente un thème chrétien : le bon pasteur. 
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    • Salle des cultes païens :Cette salle est consacrée à l’exposition d’objets représentant  les différentes divinités antiques connues au Maghreb comme des stèles dédiées à Saturne, des stèles et des signes épigraphiques qui témoignent de l’existence de l’art libyque, une statue de la prêtresse de la  déesse égyptienne Isis, une statue du dieu Esculape,les fresques de Castellum-Dimmidi qui illustrent un culte syrien introduit par les soldats d’origine palmyrénienne, un sarcophage porte une inscription grecque qui mentionne le nom de la défunte « Cornelia Urbanilla », et a remarquer un très beau sarcophage représentant la légende de Bellérophon,on y trouve ainsi quelques pavements de mosaïques à plusieurs thèmes.
    • Salle Icosium : Dans cette salle voisine à la salle des cultes païens, ont été réunis des objets trouvés dans la ville d’Alger,cette dernière porta le nom d’Ikocim à l’époque punique et se transforma en Icosium à l’époque romaine.On voit une base honorifique dédiée au roi Ptolémée fils du roi Juba II, une stèle d’époque punique, siège à bain d’époque romaine, deux têtes de femmes romaines, dans une vitrine sont exposées des céramiques d’époque punique, romaine, et islamique découvertes dans un puits.
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    • Salle des poteries : Dans les vitrines, on pourra admirer des poteries rangées selon l’ordre chronologique, des poteries puniques dont la collection est très variée,et des poteries étrusques et grecques, et une très belle collection de poteries rouge foncé et clair provenant d’Italie .On trouve de nombreuses  lampes à l’huile de différentes époques intéressantes par la diversité de leurs types et par la variété de leur décoration.
    • Salle des marbres :   
      Cette salle comprend  une très belle collection de statues de provenance diverses, représentant soit des divinités : Déméter, Neptune, Venus…, soit des personnages illustres : les empereurs  Hadrien et Auguste, Antonia minor demi-sœur de cléopatre Séléné, et ainsi des pavements de mosaïques à scènes mythologiques et géométriques.
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    •  Salle des monnaies : On remarque dans cette salle médailliers renferment des monnaies de plomb et de bronze des rois de Numidie, et des monnaies d’argent des rois de Mauritanie, des pièces de monnaies romaines et byzantines.Des tablettes en bois de cèdre qui constituent un document juridique d’époque vandale,  des pièces de verrerie destinées à la vie quotidienne et autres pièces ont été réutilisées dans des tombes soit comme urne funéraire ou bien comme vase à offrande,une mosaïque représente la légende d’Achille.
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    • Salle des reliquaires : Elle abrite une précieuse collection de reliquaire dégagée en plusieurs endroits de l’Algérie, lampes à l’huile, deux chapiteaux, et une mosaïque porte une inscription, tous ces objets sont  de l’époque chrétienne.
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    • Salle d’art chrétien : On y voit de nombreux objets d’époque chrétienne également, sur les murs des pavements de mosaïques portant des inscriptions, et une sur le sol à décor géométrique, plusieurs fragments d’architecture, un sarcophage représentant les miracles du christ.
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    • Salle des bronzes : Elle contient une collection de bronze : de nombreuses statuettes représentant des divinités,une merveilleuse pièce découverte à Lambèse dans les ruines d’une villa romaine représente un enfant tenant un aiglon,des fibules, balances, lampes à l’huile.
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    • La cour : cette cour comporte des pièces d’époque antique, statue d’un magistrat municipal romain, deux pavements en mosaïques et des pièces de l’époque musulmane, panneaux de carreaux de faïence, inscriptions commémoratives et funéraires arabes et turques.
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    • Section islamique : Contient des spécimens des diverses créations artistiques de la période Umayyade, Abbaside, Rostomide et Aghlabide, Zyride, Hammadide, Almoravide, Almohade, Hafcide, Merinide et Andalouse, ottomane, dynastie de l’émir Abd-El-Kader jusqu'à    l’époque contemporaine.
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    • Salle I : Abrite des pièces de l’Orient et de l’Occident musulman datant du 03ème au 9ème  siècle de l’hégire soit du 9ème  au 15ème  siècle de l’ère chrétienne.On y trouve des lins brodés d’inscriptions religieuses du Yémen et d’Egypte, parties d’objets qui proviennent de la Qual’aa des Beni Hammad- Algérie, une chaire à prêcher de la grande mosquée d’Alger d’époque almoravide, une lampe en verre d’époque Mamlouk-Egypte-Syrie…..
    •  
    • Salle II : contient des objets datant du10ème au 13ème de l’hégire soit du 16ème au 19ème  siècle de l’ère chrétienne, des plats en céramique à lustre métallique d’Andalousie, un panneau de carreaux de faïence, des tasses et porte- tasses en argent de Turquie, coran de la grande mosquée d’Alger, des sabres des pistolets, et une selle, de la dinanderie d’Algérie….
    •  
    • Salle III : Comporte des objets datant du 13ème siècle de l’hégire soit du 19ème siècle de l’ère chrétienne, on y voit des  poignards,des poires à poudre ,céramiques du Maroc, un tapis de Kairouan,des meubles incrustés de nacre, de la Tunisie,des fusils et des tapis de l’Algérie.
    •  
    • Salle IV : abrite des objets du 13ème et 14ème siècle de l’hégire soit les 19ème  et 20ème siècles de l’ère chrétienne, coffres en bois, poteries de la grande Kabylie, bijoux en argent, miniatures et enluminure d’un éminent miniaturiste Algérien nommé Mohamed Temmam.

 Musée Ahmed Zabana (Oran)

 Le Musée national "Ahmed Zabana" d'Oran1 (ex-musée Municipal d'Oran puis Demaëght) est créé en 18852 par une Société savante dénommée à l’époque, Société de géographie et d’archéologie de la province d’Oran.

Historique

L’idée de la création d’un musée dans la ville est venue au commandant Demaëght (archéologue et épigraphiste), qui réunit en 1882 divers objets qu’il a répartis en trois sections : numismatique (13 pièces), antiquités romaines et africaines (16 pièces), histoire naturelle3, auxquels s'ajoutent dès l'ouverture du musée les deux superbes mosaïques romaines de Portus magnus déplacées du site du "Vieil Arzew", commune de Saint-Leu (Bethioua)4: la grande mosaïque en quatre tableaux, et la petite représentant le départ de Bacchus vers les Indes5. D’autres sections s’ajoutèrent plus tard, il s’agit de préhistoire et ethnographie, peinture, sculpture, dessins originaux et gravures. Un local approprié s’imposait alors. Édifié en 1933, le bâtiment actuel, sis 19 Boulevard Zabana, fut inauguré officiellement le 11 novembre 1935 dans les locaux du Palais des Beaux Arts et sera dénommé « Musée Demaëght ». Ce palais comprend le musée, la bibliothèque municipale, ainsi que l'école des Beaux Arts. A l’indépendance, le musée fut confié à l’Assemblée Populaire Communale de la Ville d’Oran jusqu’en 1986. Depuis il est sous la tutelle du Ministère de la Culture et a été rebaptisé « Musée National Ahmed Zabana » en hommage à ce grand martyr de la révolution.

Les collections

Le musée abrite plusieurs sections, parmi lesquelles :

Section des Beaux Arts : une importante collection s’y trouve, bien que ne bénéficiant malheureusement que de peu de moyens, est reconnu internationalement comme ayant reçu en dotation l'essentiel des œuvre de l'ancien "Musée des Beaux Arts d'Oran", et notamment une collection importante de peintres franco-algériens ou y ayant travaillé tels qu'André Suréda (donation de la veuve de l'artiste en 19486), ou de pensionnaires de la villa Abd el Tif7. On y trouve des œuvres de peintres célèbres de l'École d'Alger, comme Jean LaunoisAndré HébuterneMaurice BouviolleLéon CauvyMarius de BuzonPierre DevalLéon CarréPaul Elie Dubois ou Georges Halbout du Tanney, ou le fondateur de la peinture algérienne moderne Azouaou Mammeri, sans oublier le peintre corse Dominique Frassati avec une Maternité.

Les œuvres du XIXe siècle des écoles européennes. Le XIXe siècle reflète le romantisme hérité de Delacroix, chez Fromentin (paysage de Laghouat) et Dehodencq (le conteur), l’orientalisme chez Marilhat (la caravane), Gustave Guillomet (paysage d’Oran), etc. Des œuvres de diverses tendances modernes se croisent, telles que l’impressionnisme et le surréalisme. La peinture algérienne occupe une place de choix et constitue un ensemble national remarquable témoignant de la vitalité de l’art algérien depuis le début du xxe siècle jusqu'à nos jours. Section art musulman: choisis parmi les monuments les plus caractéristiques qui montrent l’évolution civilisationnelle des différentes dynasties musulmanes du Maghreb, en particulier celles de l’Algérie et du Maroc, ainsi que de l’Andalousie.

Section El Moudjahid : elle a été inaugurée le 19 août 1986 en hommage aux martyrs qui se sont sacrifiés pour l’Algérie. Cette section regroupe les témoignages de la révolution (1954-1961). S’y trouvent, en particulier, les archives de lawilaya V.

Section numismatique : les collections de cette section retracent l’histoire des peuples nord africains à travers le temps, de l'antiquité jusqu'à l'époque moderne.

Section préhistoire : cette section renferme un nombre important d’industries lithiques. La diversité instrumentale, témoin du passage des hommes primitifs sur le sol algérien, et en particulier à l’ouest.

Section du vieil Oran : de Unica Colonia à Wahran, en passant par Ifri, l'histoire d'Oran remonte au delà de la conquête arabe. La section renferme des collections témoignant de son passé pendant les différentes périodes.

Section ethnographie : les collections ethnographiques renferment les vestiges matériels des composantes ethniques du Maghreb, notamment de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

Section histoire naturelle : les collections appartiennent à la zoologie, à la botanique, à la minéralogie, à la paléontologie et à l’anatomie comparée8.

 Musée des arts et traditions populaires d'Alger

 PRÉSENTATION DU MUSEE

 

 


Le Musée National des Arts et Traditions Populaires se trouve dans le quartier de la basse casbah nommé  Socgemah (souk el djemaa). 

Il est appelé Souk el djemaa en rapport au marché qui s’y déroulait chaque vendredi pour commercialiser les volatiles de tous genres : oiseaux, pigeons, poules…

 

 PRÉSENTATION DE LA BIBLIOTHÈQUE


Le Musée National Populaires des Arts et Traditions Populaires, se compose de plusieurs services : l’administration, la recherche, et l’animation dont il fait partie le service bibliothèque et archive. 

HISTOIRE DU MUSSEE

La bibliothèque a été créée pour la première fois au temps des artisans. C’est un espace doté d’une salle de lecture. Elle contient un fond riche de livres et des revues en langue arabe et française. Les domaines : d’ethnologie, sociologie, archéologie, histoire, architecture, philosophie… 

Les plus anciens livres remontent à 1823, parmi : Les arts populaires en Algérie de Lucien Golvin, Manuel d’Arts Musulmans, La Femme Chaouia de l’Aurès Revue IBILA, Cahiers Revues CIBA, Revue LIBYCA… 

A partir du mois d’Avril 2010, la bibliothèque a été déplacée au (centre des artisans) Centre National des Arts et de la Culture, Palais des Raîs Bastion 23 (momentanément) en raison des travaux de restauration menés à l’intérieur du Musée. 

HYPOTHESE SUR L’EDIFICATION DE DAR KHEDAOUDJ EL AMIA

Deux hypothèses d’édification sont retenues : 

La première est celle dont parle Lucien GOLVIN dans «  Palais et demeures d’Alger ». Il situe la construction du palais aux alentours de 1570 par Yahia Rais (officier de la flotte algérienne). 

La deuxième, d’après Albert  Devoulx, attribue sa construction à Hassan Khéznadji du Dey Mohamed ben Othman  au XVIIIème siècle pour sa fille Khédaoudj.

La légende algéroise raconte que cette princesse aurait perdu la vue en se contemplant dans son miroir, éblouie par sa propre  beauté.

Des sources  indiquent que Dar Khédaoudj el Amia, a été loué à  Jacob Bakri banquier  et argentier du dernier dey d’Alger. Bien auparavant, son père, Joseph Bacri avait été locataire de la maison.

Après 1830, la demeure fut louée par les héritiers de Khadaoudj, ses neveux, Nafissa et Omar, à un certain sieur Gautois.

De 1833 à 1839, en plus d’être la première Mairie d’Alger, la maison servit aussi de logement pour hautes personnalités françaises. 

En 1947 une décision du Gouvernement Général d’Algérie attribue à Dar Khédaoudj El Amia le rôle de Service technique d’artisanat.

Ainsi, une exposition permanente des arts populaires est installée à Dar Khédaoudj El Amia. 

En 1961, il devient musée des arts et traditions populaires.

Le 29 Septembre 1987, un décret érige Dar Khédaoudj El Amia en Musée National des Arts et Traditions Populaires.

Le musée conserve des collections qui ont été collecté depuis plus de cinquante ans. Le Musée National des Arts et Traditions Populaires est régit depuis 1989 par un organigramme :

 

L’administration générale

 

Le département de recherche et conservation 

 

Le département animation et documentation


Le département recherche et conservation est chargé de conserver, étudier et enrichir les collections muséales. L’intégration de nouveaux objets au sein du musée se fait d’abord soit par achat, don ou prospections. 

Le département animation est chargé de conserver la mémoire collective en faisant revivre des traditions, l’accueil du public, l’édition de documents, la gestion des archives, la bibliothèque, atelier d’initiation. 

Le MNATP se rapproche aussi des écoles en élaborant des programmes étudiés selon les cycles (primaires, moyens, secondaires et universitaires). 

LA CREATION DU MUSEE NATIONAL DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES

L’idée de la création d’un musée d’art populaire en Algérie remonte au début du siècle dernier, 1904, lorsque le gouverneur Général de l’Algérie à l’époque notant la déperdition de cet art (abolition du système des corporations qui avait porté un coup rude à la production artisanale) voulut relancer l’artisanat et les savoir-faire ancestraux, pensa à la création d’une institution muséale pour la sauvegarde de ces derniers. 

En vue de la constitution du fond, des expositions d’Art musulman eurent lieu dont deux très importantes qui mirent en valeur des œuvres de très haut niveau : celle préfacée par G. Marçais 1905, qui eut lieu au musée des Antiquités, et celle de 1924, préfacée par Berque qui s’est tenue à la Medersa Franco musulmane d’Alger, inaugurée en 1903. 

Des pièces exceptionnelles y furent exposées dont certaines appartenaient au privé. 

Les concours du meilleur ouvrier de France contribuèrent à l’enrichissement du futur fond. 

Des noms illustres de l’artisanat algériens trouvèrent leur place dans le futur musée qui fut inauguré en 1961 et auquel ensuite le gouvernement algérien lui donna ses lettres de noblesse en l’érigeant musée National des Arts et Traditions Populaires en 1987. 

 Musée du martyre de la wilaya de Batna

Histoire

L’idée de la construction du musée provient de la wilaya de Batna, de la daïra de Batna et de l’organisation des martyrs de la wilaya de Batna dans les années 803. Ce projet a été envisagé en même temps que les projets de l’école régionale des beaux-arts de Batna et de l'institut régional de formation musicale de Batna, et d'un monument pour les martyrs d’une hauteur de 80 m qui porte le nom des martyrs de Batna de 1954 à 19623.

Mais aux raisons économiques de la commune au début des années 90, le projet n’as pas pu être lancé. La salle d’exposition de 780 m2 a été ouverte le 22 mars 1997 par le ministre des martyrs, peu de temps après la demande de l'extension du musée qui fut communiqué le 25 mai 19973.

En mai 2002, le bureau d’étude et la société travaux publics et bâtiment (Sotraba) ont entamé les travaux pour l’extension du musée, jusqu’à sa fin en novembre 2004. Le 20 septembre 2004, le président Abdelaziz Bouteflika l’a inauguré3.

Collection

Salle d’exposition

La salle d’exposition comporte une grande collection de photos historiques et quelques tableaux sur des thèmes d’histoire nationale3.

Première galerie

La première galerie représente la chronologie de l’histoire algérienne en photo avec des commentaires sur les évènements les plus importants. Les périodes des œuvres vont du début de l'Algérie jusqu'au 1er novembre 1954, date de révolution algérienne3.

Deuxième galerie

La deuxième galerie situe une autre période de l’histoire algérienne, allant de 8 mai 19453 à aujourd'hui.

Musée national des beaux-arts d'Alger

 HISTORIQUE DU MUSEE NATIONAL DES BEAUX ARTS

   Pour Mieux Connaitre Le Musée National Des Beaux Arts - Erigé à partir de 1927 sur la colline boisée du quartier du Hamma au cœur d’une végétation généreuseface à la majestueuse baie d’Alger et à la perspective verdoyante du Jardin d’Essai

le musée national des beaux-arts est environné de plusieurs sites du patrimoine monumental d’Alger tels la Villa Abd-El- tif, demeure ottomane du XVIIème,  la grotte Cervantès ou encore la fontaine du Hamma, largement immortalisée par les peintres-voyageurs et les écrivains ; le sanctuaire des martyrs (MAQAM ECHAHID) couronne de sa haute stature cet ensemble culturel de l’est de la capitale qui s’étend jusqu’à la Bibliothèque Nationale.

Sa collection, qui peut être aujourd’hui encore considérée comme la plus importante pour l’art ,en Algérie et sur le continent africain, voire dans le monde arabe, renferme en plus des œuvres peintes, des dessins, gravures et estampes anciennes,  un bel ensemble de sculptures, de mobilier ancien et d’art décoratif, céramique, verrerie, ainsi qu’ une collection de numismatique.

 La constitution de cet ensemble est le résultat d’achats conséquents qui furent réalisés dans la première moitié du XXème s auprès des plus grandes galeries d’art internationales, d’achats aux artistes et aux  collectionneurs. Le Musée National des Beaux-Arts qui occupe une superficie construite de plus de 4000m2, à laquelle s’ajoute AUTANT DE JARDINS se déploie sur trois niveaux d’exposition

    1.  Le rez-de-chaussée, entrée principale du musée, actuellement en restauration, et qui devrait abriter les expositions temporaires et thématiques.

    2.  Le premier niveau ou Galerie des Bronzes, belle perspective rythmée par la statue de Bourdelle,  l’« Hérakès archer ».

    3.  Le second étage, qui renferme la collection permanente historique, la bibliothèque et le Cabinet des Estampes, s’organise autour de jardins suspendus en Pergola.

    4.  Un étage intermédiaire renferme enfin, des espaces de convivialité et de loisirs : une terrasse panoramique, une salle de lecture, un espace cafeteria, et des ateliers pédagogiques    

La collection dite « historique » concerne le fonds le plus ancien du musée ; débutant à la fin du 14ème  l’exposition chronologique permet de parcourir six siècles d’histoire de l’art, illustrant ainsi la plupart des grands mouvements artistiques qui ont vu le jour en Europe, des primitifs au XVIIème flamand, français et italien, le XVIIIème s. étant quant à lui, bien illustré par la nature morte française et hollandaise , le clair-obscur d’inspiration caravagesque, le portrait de cour et le paysage rustique ; la période la mieux représentée dans ce parcours, demeure sans conteste le XIXème , ce siècle riche en mouvements artistiques qui devaient décider de la mutation moderne de l’art ; depuis 2007, deux nouvelles salles abritent l’art orientaliste depuis le XVIIIème jusqu’aux créations inspirées par l’Algérie à partir de la seconde moitié du XIXème s . Ces salles portent le nom de deux grands maîtres de l’art algérien contemporain, Mohamed Temam et Mohamed Louaïl.

Hormis l’espace qui abrite au second étage, les œuvres des premières générations de peintres algériens, Yellès Bachir, Hemche Abdelhalim, Bouzid Mohamed, Mesli choukri, Issiakhem M’Hamed, le Musée National des Beaux-Arts a par ailleurs consacré une grande partie de son premier étage à l’art algérien du XXème s, tandis que le Cabinet des Estampes renferme un des joyaux de la collection : les miniatures de l’artiste algérien Mohamed RACIM,  considérées comme trésor national. Le musée renferme d’autres collections qui lui confèrent une originalité propre : c’est le cas notamment avec le fonds dit de « l’Ecole d’Alger » qui réunit la création artistique des peintres d’origine étrangère natifs d’Algérie et le « fonds art et révolution » offert par un grand nombre d’artistes du monde entier à l’Algérie à l’occasion de son accession à l’indépendance. La Musée National des Beaux-Arts a d’autre part imaginé un parcours dédié à la sculpture, au sein de ses espaces extérieurs. La Pergola propose ainsi une superbe promenade - découverte des œuvres sculptées tandis qu’en contrebas, sur la terrasse panoramique, d’imposants  moulages historiques retracent l’histoire de la sculpture universelle à l’intention du jeune public.

 -  Musée d'art moderne d'Alger

 - Musée de Béni-Abbés

 - Musée de la ferme Lucas (Algérie)

 - Palais des Raïs

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